MEDITATION pour le MERCREDI DES CENDRES 2022 (père Guy Marzin)

Dans son homélie du Mercredi des Cendres à l’église de Ploumagoar, le père Guy Marzin a proposé cette méditation.

« Revenez à moi de tout votre cœur » disait le prophète Joël, dans la première lecture. Sans doute cette parole donne le sens de cette célébration des Cendres qui ouvre le temps du carême.

Il s’agit bien en effet de revenir au Seigneur notre Dieu. Cette invitation nous est adressée à nous qui nous posons toutes ces questions et qui cherchons à donner un sens à notre vie.

C’est une invitation à revenir vers ce Dieu qui nous cherche, qui nous espère, qui nous aime. C’est une invitation à tourner notre cœur vers Celui qui est source de toute vie et source de tout amour. Au fond, ce temps de carême est ce temps où l’Église nous invite à remettre Dieu au cœur de notre vie, à lui redonner la place qui doit être la sienne, à regarder vers Celui qui redonne un horizon à notre vie, qui l’oriente à nouveau vers ce qui est beau, vers ce qui est grand, vers ce qui est vrai.

« Le but de notre vie, c’est Dieu… »

Nous comprenons alors que le temps du Carême n’est pas d’abord un temps pour être plus parfait, pour faire des efforts et montrer que nous sommes capables, que nous sommes forts. Le but de notre vie n’est pas d’atteindre une perfection morale, nous risquerions de nous enorgueillir. Le but de notre vie chrétienne c’est Dieu : le connaître, l’aimer et le servir. Et l’Église nous propose pour cela un chemin de carême qui se résume en ces trois mots de l’Évangile de ce jour : le jeûne, la prière, l’aumône.

Le jeûne au sens le plus profond est un appel dans notre quotidien à faire de la place pour Dieu. Il ne s’agit pas de se priver pour se priver. Il s’agit, en renonçant à toutes ces choses futiles, non indispensables, pour vivre, de nous rappeler que Dieu seul peut véritablement combler notre vie. Que Lui seul peut répondre à notre quête de bonheur, à notre faim et notre soif de vie et d’amour.

 La prière n’est pas non plus d’abord un exploit à réaliser en récitant une succession de prières. Prier, c’est prendre ce temps d’intimité avec Dieu qui est Père. Prier c’est écouter Dieu me parler, c’est goûter sa tendresse et son amour pour moi et c’est entrer alors en dialogue avec Lui, comme un ami parle à son ami. Mon Père est là, dans le secret. Il m’appelle, Il m’attend !

L’aumône est la plus belle manière de servir Dieu. En servant nos frères et sœurs, c’est Dieu lui-même que nous servons. « Ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » nous dit le Seigneur Jésus dans l’évangile de Matthieu (Mt 25). En servant les plus faibles, en ouvrant notre cœur et nos mains aux plus démunis, ceux qui sont proches de nous, comme ceux qui sont loin, nous nous approchons encore plus de Dieu.                                                                                                                               Oui, ce qui manque à notre monde, c’est Dieu. Dieu qui nous révèle la grandeur de la vie et ce à quoi elle est appelée et comment elle peut se réaliser vraiment.

Ce temps du carême veut nous inviter et nous aider en communauté à tourner nos cœurs vers ce Dieu Père, plein de bonté, miséricordieux, un Père bienveillant qui soutient, aide, accueille, pardonne, sauve, avec une fidélité qui dépasse immensément celle des hommes.                                             Entrons donc avec joie dans ce temps que nous offre l’Église, pour renaître de nos cendres. Amen.

Guy Marzin (D’après diverses sources)          

                                                                                                                                   

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