Échos du pardon de Notre-Dame de Bon Secours (Guingamp – 2025) : « portés par Marie, osons l’espérance ! »

La messe des personnes malades, handicapées, âgées, puis soirée louange
Le pardon 2025 de Notre-Dame de Bon Secours (Guingamp) a pris son départ le vendredi 4 juillet avec la messe dédiée aux personnes âgées et aux malades, aux handicapés. Nombre d’entre eux avaient pris place dans la basilique, accompagnés par celles et ceux qui les aident dans leurs déplacements ou encore au quotidien. « Cela me fait du bien, dit l’un, car je souffre de ne voir la messe qu’à la télévision. »
Dans son homélie, le père Gladimir Museau a repris les termes du slogan de cette année : « portés par Marie, osons l’espérance ». En effet, beaucoup vivent avec de lourds fardeaux ou handicaps, que ce soit du côté de la santé ou des tracas de la vie : avec Marie, ils se sentent soutenus et moins seuls. La Vierge Marie, justement, cristallise en elle les aspirations de chacun : elle aide à vivre les épreuves, elle nous conduit à son Fils. L’Espérance, enfin, n’est en rien une forme de fuite dans un hypothétique avenir qui arrangerait tout : c’est la présence de Dieu en nous, une présence qu’il faut accueillir et apprendre à reconnaître. Un goûter avec gâteaux et boissons fraîches était offert à l’issue de la messe, qui était animée musicalement par l’équipe de Bégard.
Messe du vendredi : la Vierge et l’Enfant Jésus visitent les malades et les personnes âgées
Musiciens de Bégard (Michel, Yveline, Armelle)
En soirée, une assemblée fervente s’est réunie à la basilique pour un temps de louange, les chants étant accompagnés par des instruments de musique : synthétiseur, saxo, guitare, tam-tam. Merci à toute cette équipe !
L’équipe musicale qui a animé la soirée de louange
Le samedi 5 au soir : veillée de prière multi-langues, puis messe et procession du Pardon
Le moment le plus important de ce pèlerinage annuel est la messe du samedi soir, suivie de la procession dans les rues de la ville. Cette année, à cause des travaux sur la place du Vally, il n’y avait pas de fête foraine, ce qui a modifié l’ambiance traditionnelle, moins festive cette fois.
Le pardon était présidé par Monseigneur Philippe Marsset, évêque auxiliaire de Paris, accompagné par notre évêque Mgr Denis Moutel. L’évangile du jour est celui de la Visitation en Luc 1, 39-56 : Marie, enceinte de Jésus, rend visite à sa cousine Élisabeth, elle-même enceinte de Jean-Baptiste ; le texte se prolonge par le chant de louange de la Vierge, le Magnificat.
Au cours de son homélie, Mgr Marsset, avec pédagogie, a insisté sur l’origine biblique des paroles de Marie. En effet les versets du Magnificat viennent de l’Ancien Testament : « Marie nous apprend à prier à partir de la Parole de Dieu. » Le prédicateur ajoute en second point : « c’est la profession de foi de Marie. » Elle proclame les merveilles que Dieu a accomplies pour elle, pour le monde, « non par des moyens politiques, mais par une transformation dans la paix » à la manière de ce Jésus, à rebours des « valeurs » de ce monde, exprimera dans les Béatitudes. Mgr Philippe Marsset invite chacun de nous à utiliser également la Parole de Dieu dans nos prières, de manière à entrer dans son dessein plutôt que de ressasser notre propre volonté. En somme, avec les Béatitudes pour horizon, essayons de voir le monde et de nous voir nous-mêmes avec le regard de Dieu, qui connaît nos faiblesses mais ne s’y arrête pas, car Il est tout entier Miséricorde.
Mgr Marsset & le père Gladimir Museau, curé
Les célébrants
Mgr Denis Moutel et Mgr Philippe Marsset
La procession et les 3 tantads
Départ de la procession
Porteurs de la bannière de Saint-Agathon
« Monte, flamme légère ! »
Mgr Marsset présida également la messe et les vêpres du dimanche. Nous lui témoignons ici notre reconnaissance pour sa venue à Guingamp, avec nous pèlerin de Notre-Dame de Bon Secours.
Monseigneur Philippe Marsset, évêque auxiliaire de Paris
Concert du trio Salaün-Mougin-Philippe-Le Lay
Les vêpres du dimanche 6 juillet furent suivies d’un concert. Jean-Cédric Salaün à l’orgue, Bruno Mougin (bombarde et ocarina), Gilbert Philippe et Agnès Le Lay au chant : le trio a fait vibrer les voûtes vénérables de la basilique, encouragé par une fort belle assistance. Rappelons que le bénéfice du concert est attribué à la restauration du grand orgue. Un grand merci à toutes les personnes qui, parfois pendant 3 jours, ont chanté ou accompagné les chants des différentes célébrations.
Merci à tous, bennozh Doue d’an holl
Un beau pardon de Notre Dame de Bon Secours, épargné par la pluie, avec des fidèles fervents : merci à tous, bennozh Doue d’an holl !
Notons que le père Gladimir Museau, curé de Guingamp et de Pontrieux, a tenu à remercier, entre autres, Maurice Échevest, diacre, qui depuis de nombreuses années organise avec une équipe la partie liturgique du pardon ; il passe désormais le relais à Jean-Guy Thomas, cependant qu’André Hervé suit de près les aspects techniques. Merci à tous, et spécialement à ceux qui ont préparé les trois tantads dont la mise à feu, aux trois coins de la Place du Centre, conclut la procession avec le chant du Magnificat et la bénédiction finale.
Jef Philippe