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Éditorial de mai 2026 : Marie, guide et modèle pour tous

Marie, guide et modèle pour tous

 

Le mois de mai voit exploser littéralement les forces vives de la nature : le printemps est là dans toute sa puissance et sa beauté. Rien d’étonnant à ce que l’Église l’ait consacré à celle qui incarne la beauté par excellence, la Vierge Marie, belle de son « Oui » inconditionnel à Dieu, belle d’avoir « porté Celui qui porte tout », le Christ Jésus, notre Sauveur. Avec la poétesse trégorroise Añjela Duval, nous pouvons dire « Mae ho salud, Mari », Mai vous salue, Marie. Cependant, il serait dommage, à son propos, d’en rester à une imagerie un peu mièvre, doucereuse. En effet, les « sept joies de Marie » n’occultent pas ses sept douleurs. Auprès de son Fils, elle est présente, selon le cantique, « de la crèche au crucifiement ». C’est sans doute en vertu de son expérience de femme, de Mère, que les chrétiens ont pris très tôt l’habitude de solliciter son intercession : elle connaît les affres et les joies de nos existences. Elle connaît nos cœurs.

Lorsque nous prions (je n’aime pas le verbe « réciter ») le Je vous salue Marie, nous nous adressons à la Vierge pour nous tourner résolument vers son Fils Jésus : « le Seigneur est avec toi… Jésus, le fruit de ton sein est béni… ». Comme nous, Marie a dû traverser l’épreuve de la foi tant son Fils est déroutant. Saint Jean-Paul II écrit qu’au pied de la Croix elle vit une véritable « nuit de la foi ». Nous dont la foi est souvent hésitante, nous pouvons l’invoquer quand nous vivons cette même expérience.

En tant que Mère, elle est également proche de nous et nous pouvons lui confier nos soucis, nos épreuves, nos désirs. Comme aux noces de Cana (Jean II, 1-11), elle sait tout le bien que son Fils peut accomplir.

Par ailleurs, obligée comme tout un chacun de cheminer dans la foi, puis confrontée à la terrible épreuve de la Passion et de la mort en Croix de Jésus, elle devient signe d’espérance pour nous qui avançons à tâtons. Cette espérance s’accroît encore quand nous la contemplons dans son Assomption, lorsqu’elle entre auprès de son Fils dans la gloire du Père.

L’Église nous enseigne que désormais elle continue de nous guider maternellement, et nous pouvons la prier de nous aider dans nos efforts de conversion (« Faites tout ce qu’Il vous dira »), à l’écoute de l’Esprit Saint qui forma en elle l’humanité du Christ.

Oui, vraiment, Marie est signe d’espérance et de consolation pour tous les fidèles (selon Lumen Gentium n° 68). C’est avec cette conviction que depuis tant de siècles les fidèles du monde entier lui ont consacré tant de sanctuaires : avec Notre Dame de Bulat (Itron Varia Vulad), Notre Dame de Bon Secours (Itron Varia a Wir Sikour), Notre-Dame des Fontaines (Itron Varia ar Feunteunioù) et une quantité de sanctuaires plus discrets, notre Communauté pastorale est tout entière sous la houlette de la Mère de Dieu. Prions-la avec confiance, elle nous mène à Jésus.

 

Jef Philippe, diacre

 

 

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